Jusqu’au XVIII° siècle, on ne consommait que des fraises des bois. La grosse fraise rouge que l’on mange aujourd’hui est le résultat d’une amélioration apportée à cette époque par les maraîchers de Montreuil : on l’appelait d’ailleurs la ‘fraise de Montreuil’.

Les fraises furent l’une de ces cultures dont il fallut rassasier un marché parisien de plus en plus gourmand et de plus en plus exigeant, ce qui suscita le développement d’un savoir-faire de spécialistes et des innovations maraîchères très techniques dont Paris fut longtemps le fleuron.

Mais les maraîchers parisiens défiaient le climat de manière qui nous paraîtrait aujourd’hui bien audacieuse en faisant pousser du piment, des ananas, des tomates, des aubergines, des pastèques, des pois chiches – petites productions destinées aux Méridionaux de Paris –, des melons – en revanche très répandus.

Quant aux fraises, certains réussir même l’exploit d’en sortir en plein hiver !

En plein champ ou au milieu des espaliers de Montreuil, Bagnolet, Charonne, Vincennes et Fontenay-sous-Bois - le long de murs organisés en espaces clos qui permettaient de gagner jusqu'à 10° ! - la fraise parisienne acquit une renommée mondiale.

Un passé bien oublié qui aurait pourtant de quoi inspirer quelques belles évolutions futures en région parisienne et de moins redouter les privations qu’entraînerait un retour aux productions locales...


Départ cette semaine de la péniche Alizarine depuis Valence où on a chargé :


  • des vins du domaine Mazel et du domaine des Vigneaux (Ardèche)
  • des olives noires de Nyons et de l'huile d'olive de Nyons (Drôme)
  • des confitures d'abricot, du nectar d'abricot et du nectar de cerise (Drôme)
  • des pâtes, du petit épeautre, des noix (Drôme)

Déchargement dans 3 semaines à Saint-Ouen, à 500 mètres du magasin... recours à la route et au diesel réduit à portion congrue !



Vigne à Chavignol. En mars, on taille, on plie, on brûle les sarments coupés

Dégustation des dernières cuvées de Vincent Gaudry, vigneron à Sury-en-Vaux qui cultive son vignoble en biodynamie et pratique une vinification très peu interventionniste

Le cul des Culs de Beaujeu, une cuvée 2003 de François Cotat dénichée au fond de la cave du P'tit Goûter à Chavignol

De l'autre côté de la Loire, la butte de Saint-Andelain, autour de laquelle s'organise le terroir du Pouilly-Fumé

Une cuvée 2005 inspirée de Brassens... de l'auteur compositeur Didier Dagueneau

Le calcaire de Terre d'Obus, parcelle d'Alexandre Bain

Alexandre Bain (droite), le seul vigneron du Pouilly qui cultive sa vigne à la main, labour avec des chevaux et pratique une vinification totalement sans intrant et 'naturelle', dont les bouteilles se retrouvent chez les meilleurs sommeliers du monde et qui a pourtant perdu l'AOC l'année dernière parce que son vin ne correspond pas aux critères des chimistes..., & Louis Mesana pas loin de l'hypothermie

L. d'Ange, cuvée 2013

Et avant de partir, le plein de bons crottins de Maryvonne Maurice