Départ cette semaine de la péniche Alizarine depuis Valence où on a chargé :


  • des vins du domaine Mazel et du domaine des Vigneaux (Ardèche)
  • des olives noires de Nyons et de l'huile d'olive de Nyons (Drôme)
  • des confitures d'abricot, du nectar d'abricot et du nectar de cerise (Drôme)
  • des pâtes, du petit épeautre, des noix (Drôme)

Déchargement dans 3 semaines à Saint-Ouen, à 500 mètres du magasin... recours à la route et au diesel réduit à portion congrue !



Vigne à Chavignol. En mars, on taille, on plie, on brûle les sarments coupés

Dégustation des dernières cuvées de Vincent Gaudry, vigneron à Sury-en-Vaux qui cultive son vignoble en biodynamie et pratique une vinification très peu interventionniste

Le cul des Culs de Beaujeu, une cuvée 2003 de François Cotat dénichée au fond de la cave du P'tit Goûter à Chavignol

De l'autre côté de la Loire, la butte de Saint-Andelain, autour de laquelle s'organise le terroir du Pouilly-Fumé

Une cuvée 2005 inspirée de Brassens... de l'auteur compositeur Didier Dagueneau

Le calcaire de Terre d'Obus, parcelle d'Alexandre Bain

Alexandre Bain (droite), le seul vigneron du Pouilly qui cultive sa vigne à la main, labour avec des chevaux et pratique une vinification totalement sans intrant et 'naturelle', dont les bouteilles se retrouvent chez les meilleurs sommeliers du monde et qui a pourtant perdu l'AOC l'année dernière parce que son vin ne correspond pas aux critères des chimistes..., & Louis Mesana pas loin de l'hypothermie

L. d'Ange, cuvée 2013

Et avant de partir, le plein de bons crottins de Maryvonne Maurice
















Alexandre Bain     |    Vigneron         

Tracy-sur-Loire, Nièvre


 Depuis 2007, Alexandre Bain cultive 11 hectares parcellisés sur la commune de Tracy-sur-Loire, au nord de la butte de Saint-Andelain qui structure le terroir du Pouilly-Fumé.

 Un terrain calcaire, très pierreux, peu arable, qu'il travaille uniquement avec des chevaux de trait afin de ménager la structure du sol. Son obsession : redonner et amplifier la vie à cette épaisseur très fine de terre, de cailloux et de micro-organismes - quelques 20 ou 30 centimètres, ou même moins par endroit ! - reposant sur une dalle rocheuse dans les fissures de laquelle s'immiscent les racines. Les raisins y puisent une profonde minéralité.

 Un souci du vivant qui s'inscrit à rebours des conséquences néfastes de la monoculture de la vigne qui prédomine depuis 40 ans, faisant inexorablement avancer les parcelles au détriment du fragile milieu environnant. Alexandre Bain est très attaché à protection des bosquets et des derniers espaces humides, où se nichent les oiseaux, les rongeurs, les insectes, les abeilles, tout un écosystème qui apporte précisément les ressources naturelles permettant de se passer de solutions chimiques.

 Ainsi, avec Sébastien Riffault, son voisin du côté Sancerre, il est l'un des seuls de la région à travailler ses vignes totalement à la main, à vinifier sans intrant, sans sucre ou enzymes ajoutés, sans collage et avec un minimum de sulfite (70% de sa production est totalement non soufrée, ce qui est remarquable étant donnée la fragilité du cépage sauvignon).

 Le résultat : 7 cuvées de plus en plus typées au fil des années, qui explorent et enrichissent une palette d'arômes de miel et de fruits exotiques insoupçonnés sur le terroir du Pouilly-Fumé. 7 cuvées que l'on trouve aujourd'hui chez les meilleurs cavistes et restaurants du monde, comme le Noma à Copenhague ou le Chateaubriand à Paris.

 Ce plébiscite n'a pourtant pas empêché Alexandre Bain de devoir mener un combat d'avant-garde contre l'armée de vignerons chimistes qui l'entoure (sur place, d'une tranchée-parcelle à une autre, comme en 1914 entre chevaux et gaz moutarde, c'est "les bios" vs "les chimistes"). Ses vins sortant un peu trop des clous gustatifs bien délimités de l'INAO (l'Institut national de l'origine et de la qualité qui gère les appellations gastronomiques en France), ils ont été recalés en 2014 perdant le droit à l'AOC Pouilly-Fumé. Alexandre Bain a fait appel de cette décision et a reçu le soutien de nombreux défenseurs du vin naturel.

 Au bout du compte, l'AOC aura bien plus à perdre que des vins qui n'ont rien d'autre à prouver que le plaisir raffiné qu'ils procurent.


Lien vers le site du domaine

"Le meilleur vigneron de Pouilly-Fumé dépouillé de son AOC", Nouvel Obs, Rue89, 11 mai 2015

"Alexandre Bain, la passion des vins 'qui ont du goût'", Le Monde, 18 septembre 2015


    L. d'Ange 2013   |    Champ Couturier 2014   

Le samedi 30 novembre à partir de 20h, venez découvrir notre auberge, dans le quartier du vieux Saint Ouen. On y mange bien, on y boit abondamment, on y joue de la musique, on y chante, peut être même qu'on y danse grâce aux 3 Oies grasses !









Invitation à télécharger ICI
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