Du riz bio et de la viande de taureau de Camargue ont été chargé fin octobre à bord de la péniche Tourmente qui relie Bordeaux à Paris. Ils seront déchargés cette semaine au Bassin de la Villette.



Un mode de transport doux, antique et avant-gardiste, une réponse concrète et immédiate aux grands enjeux de la COP.





"Des produits locaux acheminés par péniche de Saint-Gilles à Paris", Midi Libre, 21 octobre 2015




"Canal du Midi : et si les péniches redevenaient des moyens de transport", http://www.ladepeche.fr/, 11 septembre 2015





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On continue ce mois-ci notre exploration des vins naturels ardéchois avec les vins de Sylvain Bock.

Quand d'autres cherchent à arrondir les angles, les vins de Sylvain Bock sont des créations très personnelles et audacieuses, à l'image du vigneron qui les travaille entièrement seul et à la main.

Nous déchargeons dimanche de la péniche Alizarine des bouteilles de 2 cuvées de rouge : Les Grelots 2013 (assemblage de Syrah et de Grenache) et Raffut 2014 (100% Syrah).

Testez dès la semaine prochaine l'effet d'un mode de transport doux sur la qualité d'un vin !

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À partir de la semaine prochaine nous vous proposerons le riz de Bernard Poujol.

Bernard Poujol a exhumé un ancien savoir-faire chinois qui procure une qualité de riz hors du commun : ce sont des canards qui se chargent du désherbage et de la fertilisation !

Bilan de la production : 0 intrant, 100% biologique et un goût très original.

Le riz est chargé à bord de la péniche Alizarine sur le canal du Rhône à Sète qui longe la rizière ! et déchargé dimanche prochain au Bassin de la Villette.

Bilan du transport fluvial : émissions de CO2 divisée par 4. Le mode de transport le plus propre pour une distance de 800km.

Site web et reportage TV sur http://www.canard-desrizieres.fr/

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Alizarine

Parmi les solutions de transports alternatives que l’on voit apparaître depuis quelques années – en fait, les plus antiques moyens de déplacement remis au goût des impératifs écologiques du jour – et qui tentent courageusement de prouver leur viabilité économique, la péniche Alizarine en propose une des plus convaincantes par sa simplicité, son évidence et son bon sens : profiter des 6 700 km de voies navigables qui existent en France (dont 3 800 en canaux), depuis presque toujours sous-utilisées et aujourd’hui réservées aux seuls pondéreux.

Depuis quelques mois, la péniche Alizarine démontre que d'autres marchandises gagneraient - ou ne perdraient pas ! - à être transportées par voie d'eau. Et, pour commencer, il y en a une, précieuse, qui ne s’accommode guère des cahots de la route mais qui apprécie au contraire la lenteur et la tranquillité des flots : c'est le vin.

Alizarine prévoit 4 A/R par an entre le sud de la France et Paris – 6 semaines environ par le Rhône d’abord puis, au choix, via le canal Latéral à la Loire, le canal du Loing, le canal de Bourgogne ou le canal de la Marne à la Saône – mais envisage également de s’aventurer plus loin au septentrion, jusqu’aux canaux wallons et flamands. La qualité des infrastructures fluviales françaises et la faible fréquentation du réseau assure une régularité et une cadence du service quasi irréprochable à l’exception des quelques jours de gelés ou de débâcle qui suivent, la péniche peut planifier des mois à l’avance, à une heure ou deux près, le créneau d’accostage dans un port et donc d'organiser efficacement les livraisons avec les producteurs.



Cette activité de fret lente, régulière et maillée à travers l’hexagone (une 2ème péniche a déjà commencé à descendre et remonter le canal du Midi) s’accorde à merveille avec ce que nous tentons de mettre en place depuis 2 ans aux 3 Poireaux, c’est-à-dire, très modestement, un réseau de distribution sans intermédiaires à l’échelle de quelques dizaines de producteurs-artisans et de consommateurs parisiens.

Elle apporte une solution « éco-responsable » au transport de produits alimentaires en s’inscrivant dans une logistique à visage humain où chacun des acteurs en amont peut garder un lien étroit et direct avec l’ensemble des parties prenantes de la chaîne en minimisant les relais. Elle offre aussi une solution économiquement cohérente en offrant une solution souple quant aux quantités et au nombre de points de chargements permettant de mutualiser les flux de plusieurs producteurs à destination de plusieurs clients.

Certes l’acheminement fluvial fait figure de petit poucet face au transport routier qui représente encore 80% des mouvements domestiques, mais il a pour lui l’évidence de la géographie et la crédibilité de l’Histoire, c’est à dire l’organisation des voies de communication naturelles qui depuis la Méditerranée et la vallée du Rhône mènent jusqu’au Bassin parisien, ce que le réseau routier n’a en somme pu qu’imiter… au détriment de l’environnement. Elle participe enfin à l’un des objectifs de longs termes de la Commission européenne en matière de transport énoncés dans le plan « Transports 2050 » : 50% du fret de moyennes distances par voies ferrées ou navigables (contre 25% environ aujourd’hui en Europe et encore moins en France).



Dès le mois prochain, directement livrés au Bassin de la Villette, nous recevrons une première cargaison de produits que nous avions l’habitude d’aller collecter par la route. Ils sont tous idéalement adaptés au transport par péniche :

  1. Du riz de Camargue (le canal du Rhône à Sète passe au pied de la rizière !)
  2. Des confitures, du miel, des jus de fruits de vergers de la Drôme
  3. Des vins du Vivarais
  4. Des terrines, des conserves, du miel d’Ardèche (tous ces producteurs drômois et ardéchois se trouvent à moins de 50km d’une escale de la péniche)

De la vallée du Rhône à la vallée de la Marne, de nombreux autres produits de producteurs avec qui nous travaillons seraient susceptibles de nous être ainsi acheminés, au fil de l’eau, jusqu’au cœur de Paris. Et il y aurait encore à mentionner toutes les perspectives de nouveaux produits à découvrir qui avoisinent ces voies d’eau de France et au-delà…



Afin d’aider l’équipage d’Alizarine à prouver par une action concrète et immédiate qu’un moyen alternatif de transport de marchandises est possible, pour précéder une adaptation qui s’avérera bon gré mal gré probablement inéluctable dans les années à venir, nous vous invitons à participer généreusement à leur campagne de levée de fonds en cliquant ici




 

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EN PROVENANCE DIRECTE...

des parcs à huîtres du golfe du Morbihan

Entrée


Assiette d’huîtres creuses & belons du Golfe
Yvonnick Jégat (Arradon, Morbihan)

Palourdes persillées & bigorneaux au beurre salé
Yvonnick Jégat & Anne Le Bodo (Questembert, Morbihan)

Andouille de Guémené séchée au feu de bois
Rivalan-Quidu (Guémené-sur-Scorff, Morbihan)



Plats


Soles meunières & Filet de rouget barbet en papillote d’algue
Scarlette Le Corre (Le Guilvinec, Finistère)

Lapin fermier aux petits légumes du pays de Pontivy
Alwin Le Bras (Gourin, Morbihan) & Tudual Auffret (Cléguerec, Morbihan)



Desserts


Pain d’épices au miel du pays d’Auray avec son fromage blanc brassé à la main
André Daniel (Plougoumelen, Morbihan) & Anne Le Bodo (Questembert, Morbihan)



Vins & Digestifs


Muscadet Sèvre & Maine bio
Vincent Caillé (Monnières, Loire-Atlantique)

Chouchen d’Armorique
André Daniel (Plougoumelen, Morbihan)

Pale Ale de Cornouailles & du Devon
Atlantic Brewery & Exeter Brewery
Transportées par voilier, Le Biche (photo)




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